Climat, crise : le plan de transformation de l’économie française, The Shift project
Salut les amis ! Aujourd’hui au programme, je vous fais le résumé d’un livre que j’ai lu et qui traite de deux sujets que j’affectionne : l’économie et l’écologie.Il n’est pas toujours facile de les réconcilier mais je crois profondément qu’il est possible de faire de l’argent en ayant un impact positif sur l’environnement.
Résumé du livre
« La question que nous nous sommes posée peut se résumer ainsi : que faut-il faire pour mettre l’économie française en cohérence avec une baisse des émissions planétaires de 5 % par an, compatible avec nos engagements climatiques, tout en permettant à chacun(e) de trouver un emploi ?
C’est ce plan de marche visant la décarbonation effective de nos activités que nous avons essayé de construire. Derrière les chapitres qui suivent, il y a l’apport de dizaines de collaborateurs, de centaines de contributeurs et de milliers de relecteurs. Il a fallu en défricher des sujets pour commencer à avoir une vue d’ensemble ! Si ce plan parvient à faire un tant soit peu la différence dans les débats à venir, nous n’aurons pas perdu notre temps. »
Jean-Marc Jancovici
Qu’est-ce que The Shift project ?
The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone. Il s’agit d’une association loi 1901 d’intérêt général, guidée par l’exigence de la rigueur scientifique. Leur mission consiste à éclairer et à influencer le débat sur la transition énergétique pour préserver le climat.
The Shift Project a l’ambition d’emprunter le meilleur de chaque catégorie d’acteur pour proposer des vues globales et constructives dans la progression vers une économie respectueuse de l’environnement, et qui ne supposent pas de changer préalablement la nature humaine pour pouvoir s’appliquer.
Leurs idées de mesures pour préserver le climat
Le livre aborde les différents secteurs de la société qu’il faudrait rénover pour préserver le climat et réduire les conséquences du réchauffement climatiques.
- L’énergie
- Impulser de grands travaux électriques pour limiter les risques de crise d'approvisionnement et se donner le choix
- Préparer le déclin des carburants liquides et gazeux
- Planifier l'installation d'électrolyses dans les industries consommatrices d'hydrogène et les aéroports Développer des bioraffineries pour les usages restants de carburant liquide
- Le numérique
- Bâtir une nouvelle gouvernance du numérique aux niveaux territorial, national et européen
- Inventer de nouveaux modèles économiques en sortant de la rentabilisation des services par des volumes de données massifs et en rentabilisant les usages liés à la modularité et à l'allongement de la durée de vie des terminaux
- Développer les outils d'un pilotage du numérique en fixant des objectifs quantifiés compatibles avec la trajectoire 2°C et en se dotant d'outils d'évaluation adéquats
- L’industrie
- Poursuivre le progrès technique : ciment bas carbone, meilleure efficacité énergétique, combustible biomasse, recyclage des métaux
- Augmenter le recyclage des plastiques, la réparation et le réemploi, et relocaliser la production d'engrais
- Créer un cadre propice aux ruptures technologiques : hydrogène, capture du carbone, nouvelles manières de construire
- Baisser la consommation d'emballage plastique de 70 % et s'adapter à la sobriété déployée dans les autres secteurs (mobilité, bâtiment, agriculture, etc.)
- L’agriculture et l’alimentation
- Accompagner l'installation et le renouvellement de la population agricole
- Raccourcir les chaînes d'approvisionnement et recycler les nutriments
- Réduire les produits d'origine animale tout en rémunérant mieux les éleveurs
- Diminuer le gaspillage et les emballages, ainsi que la déforestation importée
- Planifier le développement d'une filière biocarburant pour les besoins restants de l'aviation et les usages critiques
- Le fret
- Électrification des camions (batteries, réseau d'autoroutes électriques), réduction de la consommation (aérodynamisme, vitesse réduite)
- Remplissage optimisé des véhicules
- En zone urbaine : mutualisation des flux de marchandises, création d'un système de cyclologistique
- Formation de tous les acteurs du fret aux enjeux énergie-climat
- Report du routier longue distance vers le train et le transport fluvial
- Création d'un ministère de la Logistique et mise en place d'échelons de gouvernance locaux
- Adaptation des infrastructures au changement climatique
- La mobilité quotidienne
- Regrouper les lieux d'habitat, d'achat et d'activité sur les surfaces déjà urbanisées
- Renforcer la qualité de la desserte en transports en commun et étendre les réseaux
- Sécuriser la pratique de la marche, du vélo et des autres cycles légers
- Simplifier l'enchaînement des modes de transport longue distance et des modes de proximité
- Faciliter l'usage des vélos à assistance électrique et des véhicules de petite taille (deux-roues, micro-voitures type AMI ou Twizy, etc.)
- Favoriser par le système réglementaire et fiscal les pratiques alternatives à la voiture en solo
- La mobilité longue distance
- Mise sur le marché de voitures électriques, économes et peu puissantes, avec une vitesse limitée sur autoroute
- Équipements touristiques adaptés pour le train, développement du réseau transversal et des trains de nuit à travers l'Europe
- Vols long-courrier moins nombreux, vols courts interdits s'il existe un trajet équivalent en train de moins de 4h30
- Appui au tourisme local et bas carbone par les collectivités et le ministère du tourisme
- Déplacements des salariés rationalisés par les entreprises
- Adaptation des réseaux de mobilité aux effets du changement climatique
- L’automobile
- Compléter le dispositif CO2/km par des objectifs d'efficacité énergétique
- Orienter la fiscalité vers des véhicules de plus en plus sobres (masse, aérodynamisme, équipements)
- Aider les ménages les plus contraints à remplacer leur véhicule par un moyen de transport plus sobre
- S'appuyer sur la commande publique pour soutenir la production locale
- Soutenir la R&D des industries de la mobilité (batteries, vélo, micro-voitures, retrofit, etc.)
- Le logement
- Sobriété dans les constructions neuves en favorisant le logement collectif
- Massification de la rénovation énergétique globale et performante pour atteindre 1 million de rénovations par an, via une réorientation massive des aides
- Décarbonation de la chaleur via les pompes à chaleur et les réseaux de chaleur urbain
- Mobilisation du bâtiment comme puits de carbone en utilisant des matériaux biosourcés, y compris dans la rénovation
- L’emploi
- Repenser les formations initiales et continues
- Lever les freins à la demande de formation: faciliter les démarches, mutualiser les moyens, aider les TPE-PME
- Appuyer les reconversions entre secteurs et au sein d'un secteur en améliorant l'attractivité de certains métiers
- Mettre en place un pilotage fort au niveau de l'État et des territoires pour orienter, coordonner et appuyer l'ensemble des acteurs, entre secteurs et au sein d'un même secteur.
- L’administration publique
- Faire des bilans carbone complets dans toutes les administrations
- Rendre la décarbonation prioritaire : intégrer l'impact carbone, la résilience et la sobriété à tous les niveaux
- Assurer la transparence des actions menées pour faire de la décarbonation des services publics un enjeu électoral
- Former tous les agents et les élus aux enjeux énergie-climat
- Renforcer les objectifs : électrification des véhicules, plafond carbone des repas, etc.
- La santé
- Raccourcir les chaînes d'approvisionnement via la relocalisation et la diversification
- Réduire les gaz à effet de serre des postes à plus fortes émissions (achats, déplacements, bâtiments) de 5 % par an
- Instaurer un pilotage national de la décarbonation du secteur sanitaire
- Intégrer aux formations initiales un module de compréhension des enjeux énergie-climat et financer la recherche sur le sujet
- Déployer des politiques transversales santé-environnement
- Mieux évaluer les flux physiques du secteur et augmenter la réalisation de bilans carbone
- La culture
- Relocaliser les activités
- Ralentir les déplacements
- Réduire les échelles
- Eco-concevoir les œuvres
- Renoncer à certaines pratiques déjà en cours et à certaines opportunités technologiques carbonées
- Intégrer les enjeux de mobilité en décarbonant et en réduisant la mobilité des œuvres, du matériel, des artistes et du public
- Villes et territoires
- La connaissance : améliorer la compréhension des effets du dérèglement climatique et de la transition post carbone sur les territoires
- Le partage : impliquer l'ensemble des parties prenantes du territoire
- La solidarité : prendre en compte les inégalités sociales et territoriales
- L'audace : oser remettre en question ses manières d'agir dans un contexte radicalement nouveau
- La cohérence : mettre en cohérence ses politiques et ses actions avec les objectifs et la vision partagés sur le territoire
- La coopération : faire de nos interdépendances des opportunités de coopérations
- La responsabilité : positionner les enjeux climatiques et de transition écologique au plus haut niveau des priorités de son organisation.
- Mobiliser les finances publiques et l’épargne
- Faire ré-émerger l'État comme un acteur légitime et même essentiel de la sphère commerciale avec cette fois un objectif de décarbonation et de résilience.
- Aider les collectivités à se coordonner pour la mobilisation de financements permettant d'accélérer leur transition, les investissements climat n'étant ”payant” que sur des durées longues avec des retours qui sont d'abord économiques, environnementaux et sociaux avant d'être financiers.
- Mieux inciter les entreprises avec des instruments adaptés : la contrainte de rentabilité reste le principal outil de pilotage des entreprises, or elle est incompatible avec les réalités physiques et l'horizon temporel de la décarbonation.
- Orienter l'épargne et les dépenses des particuliers vers la transition, tout en soutenant les plus vulnérables
Résumé
En résumé, climat, crise : le plan de transformation de l’économie française de The Shift project est un livre qui donne un bon aperçu des transformations nécessaires à adopter pour respecter les accords de Paris.
Le seul reproche que je pourrais leur faire est d’être un peu trop extrême et difficilement réalisable en si peu de temps.
Seulement, les pistes données par le livre restent excellentes et nous pemettent de remettre les choses en perspectives.
Je vous le recommande sans hésiter car il permet d’en apprendre beaucoup sur la composition de nos émissions de gaz à effet de serre et la façon de les réduire. Il permet aussi de réfléchir sur notre mode de vie
Voilà, c'est tout pour le moment ! J'espère que cela vous a plus et n'hésitez pas à commenter. Surtout, prenez soin de vous !
Remerciement
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